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How PFAS Contamination in UK Schools and Nurseries’ Drinking Water Puts Children at Risk and How to Address It

How PFAS Contamination in UK Schools and Nurseries’ Drinking Water Puts Children at Risk and How to Address It

How PFAS Contamination in UK Schools and Nurseries’ Drinking Water Puts Children at Risk and How to Address It

PFAS dans l’eau potable des écoles et crèches au Royaume‑Uni : un risque sous-estimé pour les enfants

Les PFAS, ou substances per- et polyfluoroalkylées, se sont imposées comme l’un des enjeux majeurs de la qualité de l’eau potable. Au Royaume‑Uni, la contamination des réseaux d’eau par ces « polluants éternels » inquiète particulièrement lorsqu’elle touche les écoles, collèges, lycées et crèches. Les enfants y consomment chaque jour de l’eau du robinet, souvent considérée comme sûre. Pourtant, de nombreuses analyses montrent que ce n’est plus toujours le cas.

Cet article propose un tour d’horizon complet de la contamination par les PFAS dans les écoles et nurseries britanniques, de ses risques pour la santé des enfants, du cadre réglementaire, et des solutions pour réduire l’exposition, à la fois au niveau institutionnel et au niveau des familles. Vous y trouverez des informations détaillées, basées sur l’état des connaissances scientifiques, ainsi que des pistes concrètes pour renforcer la sécurité de l’eau potable.

Que sont les PFAS et pourquoi sont-ils présents dans l’eau potable des écoles ?

Les PFAS sont une vaste famille de composés chimiques synthétiques (plus de 4 700 molécules recensées) utilisés depuis les années 1950 pour leurs propriétés remarquables : résistance à la chaleur, à l’eau et aux graisses. On les retrouve dans une multitude de produits du quotidien, ce qui explique leur dispersion massive dans l’environnement.

Les principaux usages historiques et actuels des PFAS incluent :

Ces composés sont extrêmement stables dans l’environnement : ils ne se dégradent presque pas. Transportés par l’eau de pluie et les nappes phréatiques, ils finissent par atteindre les ressources en eau potable. Lorsque ces ressources alimentent des écoles, des collèges ou des nurseries, la contamination se retrouve directement au robinet des enfants.

Contamination des écoles et crèches au Royaume-Uni : ce que montrent les données

Au Royaume‑Uni, plusieurs enquêtes journalistiques, études académiques et données des compagnies des eaux ont mis en lumière la présence de PFAS dans les réseaux publics. Certaines zones proches d’anciennes bases militaires, de sites industriels ou d’incinérateurs affichent des niveaux particulièrement élevés, parfois supérieurs aux recommandations internationales.

Le problème pour les écoles et nurseries est double :

Certaines collectivités locales ont mené leurs propres analyses, révélant des concentrations non négligeables de PFOS, PFOA et d’autres PFAS émergents dans les canalisations alimentant des établissements scolaires. Même lorsque les concentrations restent en dessous des limites légales actuelles, la question de l’exposition chronique des enfants se pose, car il s’agit de substances bioaccumulables.

Pourquoi les PFAS dans l’eau potable représentent-ils un risque spécifique pour les enfants ?

Les PFAS sont associés à une série d’effets sanitaires documentés dans la littérature scientifique. Bien que toutes les molécules ne soient pas également toxiques, plusieurs d’entre elles (PFOS, PFOA, PFHxS, etc.) ont été largement étudiées.

Les études épidémiologiques et toxicologiques ont mis en évidence :

Les enfants sont particulièrement vulnérables pour plusieurs raisons :

Lorsque l’eau potable des écoles et nurseries est contaminée, elle s’ajoute à d’autres sources : aliments, poussières domestiques, textiles traités aux PFAS, emballages. C’est l’ensemble du cumul d’exposition qui doit être considéré, et non un seul verre d’eau pris isolément.

Réglementation sur les PFAS dans l’eau potable au Royaume-Uni : un cadre en évolution

Le Royaume‑Uni dispose d’un cadre réglementaire pour la qualité de l’eau potable, mais les PFAS y ont été intégrés progressivement et de manière partielle. Historiquement, l’attention s’est d’abord focalisée sur quelques molécules, en particulier le PFOA et le PFOS. Or, l’industrie a progressivement substitué ces composés par d’autres PFAS, parfois tout aussi persistants, mais moins documentés.

Les autorités sanitaires britanniques ont publié des valeurs guides et des seuils indicatifs, souvent inspirés des recommandations européennes ou internationales. Cependant, plusieurs points soulèvent des interrogations pour les associations de parents, ONG environnementales et scientifiques :

Face à ces lacunes, plusieurs voix plaident pour l’adoption d’une approche de groupe, visant un plafond global pour la somme des PFAS dans l’eau potable, notamment dans les zones sensibles comme les écoles, les hôpitaux et les crèches.

Comment les écoles, collèges, lycées et nurseries peuvent réduire la contamination par les PFAS dans l’eau

Même si la responsabilité première revient aux autorités publiques et aux fournisseurs d’eau, les établissements scolaires peuvent prendre des mesures pour limiter l’exposition des enfants aux PFAS. Ces actions combinent information, évaluation des risques et solutions techniques.

Évaluer la qualité de l’eau potable dans les établissements scolaires

La première étape est de connaître précisément la situation. Les directions d’écoles et de crèches peuvent :

Les résultats doivent être interprétés à l’aune des recommandations internationales, et pas uniquement des seuils légaux minimaux. En cas de niveaux jugés préoccupants, même « légaux », il est possible de mettre en place des mesures de précaution supplémentaires.

Solutions techniques : filtres et traitements pour supprimer les PFAS

Plusieurs technologies existent pour réduire la concentration de PFAS dans l’eau potable distribuée au sein des écoles et nurseries. Aucune n’est parfaite, mais certaines sont déjà utilisées par les collectivités et les foyers.

Parmi les options les plus courantes :

Dans le contexte scolaire, les solutions les plus réalistes à court terme sont souvent :

Ce type de dispositifs est déjà proposé par plusieurs fabricants spécialisés en filtration de l’eau, avec des certifications indépendantes (NSF/ANSI, tests laboratoire) pour la réduction de certains PFAS. Pour les lecteurs souhaitant agir à titre individuel, des carafes filtrantes avancées, filtres sous évier ou systèmes d’osmose inverse domestiques peuvent également réduire l’exposition quotidienne à la maison.

Rôle des parents, enseignants et collectivités locales face à la pollution de l’eau par les PFAS

La question des PFAS dans l’eau potable ne peut être résolue par les seules écoles. Elle nécessite une mobilisation coordonnée des différents acteurs : parents, enseignants, syndicats, collectivités et autorités sanitaires.

Parmi les leviers d’action possibles :

Au niveau des foyers, plusieurs gestes peuvent réduire l’exposition globale des enfants aux PFAS : privilégier l’eau filtrée pour la boisson et la préparation des aliments, limiter l’usage d’ustensiles antiadhésifs anciens ou abîmés, réduire les textiles et tapis traités anti-taches, et rester informé des avancées scientifiques et réglementaires.

Vers une approche plus protectrice de la qualité de l’eau dans les écoles et crèches du Royaume‑Uni

La prise de conscience autour des PFAS progresse rapidement au Royaume‑Uni comme ailleurs en Europe. La contamination de l’eau potable dans les écoles et nurseries agit comme un révélateur : lorsque les enfants sont exposés quotidiennement à ces « polluants éternels », il ne s’agit plus d’un problème abstrait, mais d’une question de santé publique immédiate.

Renforcer la surveillance des PFAS dans le réseau d’eau, abaisser les seuils autorisés, développer des technologies de traitement plus performantes et soutenir les établissements dans l’installation de solutions de filtration adaptées sont autant d’étapes nécessaires. En parallèle, une réduction à la source de l’utilisation industrielle des PFAS reste indispensable pour éviter de perpétuer la contamination pendant des décennies.

En attendant ces changements structurels, les écoles, les crèches et les familles peuvent déjà agir. Mieux informer, tester l’eau potable, installer des filtres certifiés, questionner les autorités : ces démarches contribuent concrètement à diminuer l’exposition des enfants. La qualité de l’eau dans les établissements scolaires n’est plus un simple indicateur technique : elle devient un enjeu central de protection des générations futures face à la pollution chimique persistante.

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